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Suite à une plainte déposée par l’association Halte à l’obsolescence programmée (Hop), le Parquet de Paris a lancé une enquête préliminaire à l’encontre du fabricant américain.

Confiée à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’enquête préliminaire lancée par le Parquet de Paris le 5 janvier dernier tend à déterminer si certains comportements du fabricant Apple peuvent être assimilés notamment à des actes « d’obsolescence programmée » réprimés par la loi. Sont ici concernées des mises à jour du système d’exploitation installé sur les smartphones de la firme de Cupertino. Des mises à jour ayant entraîné des ralentissements de certains smartphones (iPhone 6, 6S, SE et 7) et dont les périodes de diffusion correspondent aux dates de sortie des nouveaux modèles, comme le précise l’association Halte à l’obsolescence programmée (Hop) à l’origine de la plainte. Des réductions volontaires de performance des appareils qui, pour cette association de consommateurs, ont pour unique but de pousser l’utilisateur « à se séparer de son appareil pour en acheter un autre plus performant ».

 

De son côté, Apple précise n’avoir jamais tenté de raccourcir la durée de vie d’un de ses produits pour inciter les consommateurs à en acheter un nouveau. Concernant les mises à jour incriminées, le fabricant précise qu’elles ont été poussées pour corriger un bug provoqué par des batteries vieillissantes (arrêts intempestifs). Il reconnaît qu’elles ont entraîné des ralentissements et s’en excuse.

 

 

Article écrit par : Frédéric Dempuré – Les Echos